Les clauses de contrat en anglais qui protègent vraiment un designer freelance
Kill fee, exclusivity clause, usage rights, work for hire... les clauses en anglais à relire ligne à ligne avant de signer un contrat avec un client international, pour ne pas découvrir le piège trop tard.
Le piège du contrat que l'on signe sans le relire ligne à ligne
Pressé de démarrer un projet, un designer freelance signe souvent le contrat type fourni par son client international sans en questionner chaque clause, alors que le vrai risque ne se cache jamais dans le montant affiché en haut de la page, mais dans les détails plus loin dans le document. Deux clauses méritent une attention systématique avant toute signature : le scope of work, ce périmètre précis qui décrit ce qui est inclus, ou non, dans le prix, et ce qui se passe si le client abandonne le projet en cours de route.
C'est là qu'intervient le kill fee, cette indemnité d'annulation qui garantit une compensation partielle si le client met fin au projet avant qu'il ne soit terminé. Sans cette clause, plusieurs semaines de travail engagé peuvent être abandonnées du jour au lendemain sans un centime de compensation. "The contract includes a 30% kill fee if the project is cancelled after the concept phase" transforme un risque flou en protection chiffrée dès la signature.
Exclusivité et droits d'usage : qui possède le design après la livraison ?
L'exclusivity clause, cette clause d'exclusivité qui interdit au designer de travailler pour un concurrent direct pendant une période donnée, protège légitimement l'avantage concurrentiel d'un client, mais ne devrait jamais être acceptée par défaut : elle doit toujours être limitée dans le temps et compensée par une rémunération additionnelle claire.
Les usage rights, ces droits d'usage précis que le client acquiert sur le design livré selon le support et la durée, sont bien différents du work for hire, ce terme américain qui désigne une cession totale des droits : sous un accord de work for hire, le client devient le seul auteur légal du design, sans qu'aucun droit ne reste au designer, contrairement à une licence d'usage classique limitée à un support ou une zone géographique précise. Négocier cette distinction avant de signer évite bien des désillusions le jour où un design se retrouve réutilisé dans un contexte jamais prévu au départ.
Retainer, dépôt et non-concurrence : sécuriser la suite de la collaboration
Un retainer, ce forfait mensuel récurrent qui rémunère un nombre d'heures fixe chaque mois plutôt qu'un projet unique, sécurise un revenu prévisible là où une facturation au projet reste imprévisible. Dans les deux cas, exiger systématiquement un deposit avant de commencer, cet acompte souvent fixé entre 30 et 50 % du montant total, protège la trésorerie si un client disparaît en cours de route, à condition qu'il soit adossé à un payment schedule clair : cet échéancier de paiement qui relie chaque versement à une étape validée du projet.
Enfin, la non-compete clause, cette clause de non-concurrence souvent bien plus large et restrictive qu'une simple exclusivity clause, mérite toujours d'être négociée avant signature : certaines interdisent de travailler dans un secteur entier pendant plusieurs années, bien au-delà de la durée réelle du projet. Un designer qui accepte une telle clause sans en réduire la portée et la durée peut voir une part entière de ses revenus futurs bloquée bien après la fin de la collaboration.
Vocabulaire de l'article
9 termes“Any request outside the scope of work will require a separate quote.”
“The contract includes a 30% kill fee if the project is cancelled after the concept phase.”
“I only accept an exclusivity clause if it comes with an additional fee.”
“The usage rights cover web only — print requires a separate license.”
“Under a work for hire agreement, the client becomes the sole legal author of the design.”
“The retainer covers twenty hours of design work every month.”
“I require a 40% deposit before starting any project.”
“The payment schedule ties each installment to a validated milestone.”
“I asked to shorten the non-compete clause from two years to six months.”
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